Vous êtes probablement au bon endroit si
- Il aboie, tire, se raidit dès qu’un autre chien apparaît au bout de la rue
- Vous changez de trottoir, vous sortez aux heures creuses, vous avez abandonné certains chemins
- Il s’excite tellement à l’arrivée des visiteurs que personne ne peut entrer normalement
- Il se fige, s’immobilise, refuse d’avancer, et on vous a dit qu’il « faisait son cinéma »
- Il fuit, se cache, cherche à rentrer, et vous ne savez plus s’il faut insister ou renoncer
- Il se colle, lèche, s’aplatit devant ce qui l’inquiète, et tout le monde trouve ça mignon
- Vous avez déjà consulté, appliqué des conseils, et ça n’a pas tenu
Ces situations n’ont pas l’air d’appartenir à la même famille. Elles en sont pourtant les quatre visages : combattre, fuir, se figer, ou apaiser à tout prix. Quatre stratégies pour la même chose, une émotion qui dépasse le chien.
Ce qu’on vous a peut-être déjà dit
Qu’il est dominant. Que c’est la race. Que c’est un caractère. Qu’il faut « montrer qui commande ». Ces phrases coûtent cher aux chiens, parce qu’elles décrivent un symptôme et referment le dossier.
La réactivité, c’est un chien qui réagit de façon disproportionnée à un déclencheur : un autre chien, un inconnu, une voiture. Il aboie, il tire, il se fige, il charge. Vu de l’extérieur, ça ressemble à de l’agressivité. De l’intérieur, c’est presque toujours de la peur qui déborde.
Un chien qui n’ose plus regarder sa peur ne l’a pas surmontée. Il la contient.